Pontarlier : Big Brother fait débat

Sujet brûlant du prochain conseil municipal du 6 février, le projet d\'implantation d\'un système de vidéosurveillance dans les rues de Pontarlier n\'enchante guère les élus écologistes de la ville.

Contrairement aux idées reçues, ce n\'est pas la pollution visuelle ou la consommation électrique de 16 caméras qui les dérangent outre mesure mais bien la pertinence du dispositif et son rapport \"qualité/prix\". S\'exprimant hier par voie de communiqué de presse, François Mandil et Samuel Feuvrier ont ainsi dénoncé une stratégie à la fois « ruineuse, inutile et dangereuse pour [les] libertés publiques ».

Facturée 36 000 € en moyenne à l\'achat selon un rapport de la Cour des Comptes, une caméra de surveillance engloutirait par ailleurs 7 400 € de frais de fonctionnement chaque année. Le tout multiplié par 16, « la ville de Pontarlier s\'apprête[rait] [alors] à dépenser environ 585 000 € pour acheter les caméras puis 118 400 € tous les ans pour faire fonctionner le matériel » ; soit un budget démentiel que les deux élus de l\'opposition préféreraient encore consacrer au développement d\'une police de proximité, plus à même selon eux d\'endiguer la délinquance sans tomber dans l\'espionnage permanent.

Pendant ce temps à Besançon, \"on\" réclame encore et toujours de la vidéosurveillance pour la permanence de l\'UMP place Victor Hugo, sans être entendu.



L\'intégralité du communiqué est disponible ici.

C.R
Publié le jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

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