Besançon : Cadeau empoisonné ?

Devenu un passage quasiment obligé pour les coureurs depuis 2004, Besançon accueillera l\'année prochaine son quatrième Tour de France en 10 ans. Une annonce faite le mois dernier et confirmée hier à l\'occasion de la présentation officielle du tracé de cette édition 2014, dans laquelle la capitale comtoise aura cette fois-ci pour mission principale d\'offrir durant deux nuits l\'hospitalité aux participants et organisateurs de la grande boucle.

Après avoir déjà été ville-départ, ville d\'arrivée et ville-départ-arrivée, il ne lui manquait plus que cette ultime distinction de \"ville-repos\" à décrocher sous l\'ère Fousseret ! Une consécration à 137 500 € que l\'actuel premier édile n\'est du reste pas assuré de vivre en tant que maire ré-ré-élu. D\'autant moins d\'ailleurs que cette nouvelle a été plutôt froidement accueillie par les… hôteliers eux-mêmes.

Censés être les premiers à tirer profit d\'un événement pour lequel l\'ensemble des 1800 chambres d\'hôtel de la ville et des proches alentours a d\'ores et déjà été réservé, nombre d\'entre eux regrettent en effet de devoir bloquer ces deux nuits en pleine saison estivale. Une période propice à des longs séjours qu\'ils seront dans l\'obligation de refuser pour les 14 et 15 juillet.

Soit un impact pas vraiment bénéfique que pressentent pareillement les commerçants… mais davantage pour le 16 juillet ; date à laquelle le Tour repartira de Besançon en entravant l\'accès au centre-ville, au bon souvenir des travaux du tramway qui devraient alors être plus ou moins terminés.

Du coup, au vu de l\'enthousiasme ambiant, on en viendrait presque à se demander s\'il y aura au moins du monde au bord des routes ce jour-là. Si l\'on exclut d\'office les amateurs de sport \"propre\", il y a de quoi nourrir de sérieux doutes.

C.R
Publié le jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

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