C’est le cirque,

chez les Bousbots !

La grogne monte chez les commerçants du quartier Battant qui voient leurs boutiques se déserter au rythme des fermetures de parkings. Il faut dire que cette année, on bat tous les records en la matière. Quelle n’a pas été pas leur surprise lorsqu’ils ont appris que cette année, le parking Battant resterait fermé durant un mois à cause de la fête foraine (au lieu de trois semaines), et ce sans qu’il y ait eu, à leurs dires, de concertation préalable.

Comme si cela ne leur suffisait pas, l’installation imminente du cirque Plume, au dessus du Lycée Condé, réduit encore davantage le nombre de places pour se garer. Mais ce n’est pas tout : la semaine dernière, certains ont sans doute pu admirer les pancartes d’interdiction de stationner le vendredi 25 mars sur le petit parking situé à côté du square Bouchot, en raison d’un « déménagement ».

Il s’agissait en fait de libérer ce lieu pour accueillir l’escorte du Ministre de la Cohésion Sociale, alors en visite à Besançon. L’escorte n’a stationné que quelques heures, mais le parking, lui, est resté fermé toute la journée. Et enfin, le clou du spectacle : il doit fermer prochainement, pour plusieurs semaines, en raison de travaux réalisés par EDF.

En attendant, les commerces du quartier ne font pas recette, et l’on montre du doigt la mauvaise gestion du calendrier par la Ville. Depuis plusieurs années, certains mettent en doute l’utilité de la fête foraine à l’emplacement actuel et réclament son implantation sur un autre site (Micropolis, par exemple).

Une pétition circule actuellement dans le quartier à ce sujet, ce qui n’est pas du goût des forains, naturellement : il faut bien que tout le monde travaille… Le dialogue reste cependant ouvert : certains ne verraient pas d’inconvénient à ce qu’on accueille toujours cette fête, à condition que le parking ne ferme pas plus de quinze jours.

Ils souhaiteraient également que les forains installent leurs caravanes à l’extérieur du centre ville, ce qui libérerait plusieurs dizaines de places. Vendredi dernier, le quartier avait des allures de ville fantôme. Le tableau de la rue Battant en était pathétique : on pouvait voir la plupart des commerçants, debout sur leur perron, attendant désespérément la venue des chalands qui tardaient à se montrer.

Espérons que nos élus sauront répondre à leurs attentes…

A.J., le 29 mars 2005
Publié le jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

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