L’accueil des étudiants étrangers

laisse à désirer !

Le problème survient quand le C.L.A. accueille les étudiants étrangers pour un stage linguistique.

“Il arrive que les chambres ne soient pas faites, que la cafétéria soit fermé et qu’il soit impossible de prendre un petit-déjeuner.
Nous avons donc acheté des bouilloires et du thé pour que l’accueil ressemble à quelque chose. Nous sommes obligés de pallier comme on peut à des manquements qui ne relèvent pas de notre compétence.” Cette remarque du centre de linguistique s’adresse directement au C.R.O.U.S. qui est chargé d’héberger - normalement - une partie des 1 000 stagiaires de 120 nationalités différentes, les moins fortunés en général, de passage pour quelques semaines dans la capitale régionale.

Or en été, la cité universitaire tourne au ralenti, le campus est désert, le personnel en congés, et il arrive qu’il y ait quelques bogues dans l’organisation, surtout le week-end. On imagine le désarroi d’un étudiant japonais qui s’offre son voyage linguistique et culturel à Besançon et qui une fois sur place, se casse le nez à la porte du C.R.O.U.S. après 20 heures d’avion.
Comme première impression, ça fait mauvais genre.

Depuis 6 ans, le C.L.A. enregistre un certain nombre de plaintes de la part d’étudiants mécontents de cet accueil, alors que les cours sont satisfaisants.

Pour remédier à ces faux pas, le C.L.A. et le C.R.O.U.S. viennent de se lancer dans une démarche qualité qui vise à considérer ces stagiaires non pas comme des étudiants mais comme des “clients” en droit d’exiger un certain niveau de qualité de service.
Une commission spéciale a été créée. Elle se réunit tous les 15 jours pour faire le point sur les actions à mettre en place pour améliorer le service. L’objectif étant de prendre en charge le stagiaire de son arrivée à la gare de Besançon à son départ.
Un des points de la discussion repose sur une amélioration de l’habitat qui se dégrade en cité universitaire. Ensemble, le C.L.A. et le C.R.O.U.S. vont sensibiliser les collectivités à la nécessité de rénover le parc de logements.
Une perspective est aujourd’hui ouverte sur la résidence Canot où 180 chambres devraient être équipées.


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Publié le jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

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