Le Montjoye

a triste mine

Le Montjoye a triste mine.

L’ancienne salle de spectacle fermée définitivement au milieu des années 90 pour des questions de sécurité se décrépit.

Une friche dans l’avenue de Montrapon dont la ville propriétaire du bien va se dessaisir dans les prochaines semaines comme elle l’a annoncé au conseil de quartier.

“Nous allons le mettre en vente en l’état. Charge aux promoteurs de s’adapter à l’existant” annonce Christophe Lime, adjoint au patrimoine.

Il n’est plus question pour la municipalité de garder ce bâtiment qui mobiliserait des investissements trop importants pour le remettre en état.

À ce stade de la situation, le destin du Montjoye est probablement voué à la destruction. “Nous souhaitons que les promoteurs nous fassent une proposition d’aménagement” ajoute l’élu.

Mais la ville va poser ses conditions si une nouvelle construction devait prendre la place de l’ancien site culturel.

A priori, on s’orienterait vers de l’habitat sous forme d’un petit collectif qui ne devrait pas dépasser les deux étages. La mise à prix de ce bien communal n’est pas encore fixée. Le tarif est censé évoluer en fonction de la teneur des projets proposés.

Le Montjoye vit ses derniers instants. Une page se tourne sur ce qui fut un pôle d’animation dans le quartier de Montrapon après que la ville a acheté ces locaux en 1983 à la paroisse Saint-Louis. “À l’origine, c’étaient d’anciennes salles paroissiales.

Puis la municipalité a acquis le bâtiment pour le transformer d’abord en cinéma et ensuite en salle de concert” indique le service urbanisme de la mairie. Le Montjoye était une scène dynamique où se succédaient les groupes branchés de l’époque.

Depuis sa fermeture, le comité de quartier de Montrapon a proposé de faire de ce lieu qui sert pour l’instant d’entrepôt, une maison de quartier. “C’est trop grand. Ça ne correspond pas à une salle de quartier” estime Christophe Lime.

Et ça coûterait sans doute trop cher de rénover cette friche. La municipalité envisagerait plutôt de construire un nouvel espace pour répondre aux attentes de ce quartier où le tissu associatif est important.

Comme la vente du Montjoye, ce projet entre dans le cadre d’une réflexion globale sur le secteur de Montrapon où la municipalité dispose d’autres locaux vides ou partiellement vides, rue Haag notamment.

Un état des lieux précis est en cours pour décider de l’avenir de ces propriétés communales.

Un article à retrouver dans la Presse Bisontine.
Publié le jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

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