Circulation à Besançon

le bouchon

Inachevée, la voie de contournement de Besançon ne soulage pas le trafic automobile entre les murs de la capitale régionale. La traversée de Besançon devient problématique.

L’automobile est la bête noire de Besançon.
Aux heures de pointe, c’est à chaque fois la même histoire. La rue de Vesoul et le boulevard Léon Blum sont bloqués dans les deux sens. Le carrefour à feux de ces axes routiers majeurs de la capitale régionale entrave la fluidité du trafic.

Même constat du côté de l’avenue Gaulard, de l’avenue Siffert, du pont Canot et de l’avenue de la Gare d’Eau où se concentre un flot de véhicules qui quittent la ville par la côte de Morre, ou par le faubourg Tarragnoz. Les deux giratoires de part et d’autre du tunnel se transforment en de véritables nœuds de circulation qui invitent les automobilistes à prendre leur mal en patience.

La municipalité suit de près cette question en procédant chaque année à des opérations de comptage à 100 points fixes positionnés sur les grands axes. Elle vient de terminer également le comptage des véhicules sur l’avenue Siffert et l’avenue Foch qui forment la rocade du centre-ville.

Il semble que le trafic s’intensifie sur cet axe. “Nous n’avons pas encore les résultats définitifs de ce comptage, mais on suppose que le trafic s’est accentué de 10% à 15% avenue Siffert” indique Pascal Gudefin, directeur du service voirie de la mairie.

Les trois raisons à ce constat sont “la fermeture du pont Battant à la circulation, une augmentation de 3% par an du trafic et la voie de contournement de Besançon” qui n’a que très peu d’effets sur la réduction du trafic dans la cité.
La nouvelle rocade, la voie des Montboucons, ne soulage pas la rue de Vesoul où continue à s’engouffrer le flot de véhicules. “C’est aussi chargé dans le sens entrant que dans le sens sortant” ajoute Pascal Gudefin.

Un des remèdes à cette situation préoccupante est la finalisation du chantier du contournement de Besançon, voie des Mercureaux comprise. “Tant que cette infrastructure routière ne sera pas terminée, il y aura un impact sur la circulation au centre-ville.” Pour l’instant, la voie des Montboucons permet de diminuer le trafic dans le secteur de Planoise et sur les boulevards Churchill et Kennedy.

“On s’en aperçoit, dès que l’on ferme une voie de circulation comme le pont Battant où le chemin du Cul-des-Prés (forêt de Chailluz), l’impact est fort sur la circulation. D’un coup, il y a un report de trafic de quelques centaines de véhicules. C’est très important” poursuit Pascal Gudefin.

“Le trafic augmente de 3% chaque année. Pour maintenir l’équilibre, il faudrait d’un autre côté diminuer de 3% l’utilisation de la voiture particulière. Cela veut dire par exemple que 3 fois sur 100, j’essaie d’aller à mon travail à pied ou en bus” termine le directeur du service voirie. .

T.C.


Retrouvez cet article dans le numéro de novembre (N°49) de La Presse Bisontine. En vente actuellement.
Publié le jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

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