Besançon : De la cage à la prison

Alors que d'ordinaire nous aurions fustigé bien volontiers un comportement si détestable, exceptionnellement, nous n'en voudrons pas trop à ces deux frangins bisontins d'avoir fait preuve ce week-end d'une profonde mauvaise foi lors de leur procès. En repensant au contexte de leur interpellation une semaine plus tôt à Planoise, on imagine en effet à quel point il doit être difficile d'assumer face aux juges qu'on a un QI d'huître en état de mort cérébrale…

Ainsi peu enclins à concéder avoir (légèrement) manqué de discernement en choisissant une cage d'escalier comme lieu de pesage pour leur stock de stupéfiants, ils auront au contraire soutenu avoir été victimes d'un complot de la part de la police, qui leur aurait glissé de la came dans les poches en les croisant dans les couloirs de leur immeuble, où, rappelons-le, les forces de l'ordre avaient au départ été appelées pour du tapage.

Une histoire abracadabrantesque à laquelle le tribunal aura bien eu du mal à croire, en dépit du fait qu'aucun des deux prévenus de 22 et 23 ans n'ait jusqu'alors été condamné pour trafic de drogue.

D'ailleurs jamais condamné tout court, le plus jeune a écopé de 8 mois de prison ferme pour fêter sa toute première mention sur son casier judiciaire, tandis que son frère, déjà jugé une douzaine de fois, en a pour sa part récolté 14, conformément aux attentes du parquet.

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Publié le lundi 30 novembre 2015 à 09h42

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