Débat autour des routes du futur au Musée Peugeot

Quel meilleur lieu pour débattre des routes de demain que le Musée de l\'Aventure Peugeot, à Sochaux? C\'est donc au milieu d\'une centaine de véhicules d\'hier et d\'aujourd\'hui que s\'est tenu le lundi 16 novembre une rencontre entre deux cents personnes, pour la plupart des professionnels des travaux publics.
Au programme : les innovations routières. Routes communicantes, dépolluantes, déroulables, autodérapantes... Les projets les plus fous ont été évoqués. Tous ne sont pourtant pas surréalistes...

Grâce aux progrès techniques, les routes de demain pourraient être beaucoup plus sûres qu\'aujourd\'hui.
Elles pourraient par exemple être communicantes, et prévenir les automobilistes qu\'elles sont verglacées. Un progrès immense mais en réalité très simple à mettre en place : il suffirait d\'appliquer sur les routes un enduit qui change de couleur en fonction de la température.
A l\'inverse, les routes pourraient devenir silencieuses. Le Japon teste actuellement des structures permettant d\'absorber les bruits.
Pendant ce temps-là, aux Pays-Bas, les routes se collent et se décollent, grâce à un rouleau à étaler (un peu comme le gazon dans les stades). L\'idéal pour des routes provisoires, qui ne vivent que le temps de travaux...

Parmi les autres inventions évoquées hier au Musée Peugeot, citons les routes productrices d\'énergie, qui \"seraient équipées de capteurs solaires, ou seraient capables de transformer les frottements des roues des véhicules en énergie\". Une idée avancée par le président de la Fédération régionale des travaux publics en Franche-Comté.
En région parisienne, c\'est une route \"dépolluante\" qui est actuellement testée. Celle-ci capte les émissions de monoxyde et de dioxyde d\'azote.

Et l\'aspect esthétique dans tout ça? Car avouons que les interminables bandeaux noirs qui strient la campagne française ne sont pas franchement beaux à voir...
Les professionnels des travaux publics n\'ont pas oublié cet aspect des choses : ils travaillent actuellement sur des enrobés translucides, qui permettraient de rendre visibles les couches de cailloux déposés sous les routes.
Par la suite, rien ne nous empêche d\'imaginer que ces cailloux soient remplacés par des fleurs des champs, histoire de donner une petite touche bucolique à nos trajets...

Laure Godey
Publié le jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

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