Valentigney (25) : D’un extrême à l’autre

En dépit du fait que l'amour n'a pas d'âge, les sentiments que semblait lui vouer ce jeune homme de 18 ans n'avaient pas paru crédibles à cette femme de 58 ans… son ainée.

Autrement dit âgée de 76 ans (un âge qui décidément déchaîne les passions), cette retraitée Boroillotte avait ainsi tenté en mars dernier de couper court aux pressantes avances de ce fougueux prétendant, capable de poser genou à terre dans la rue pour lui déclarer sa flamme, selon une technique de drague tout droit inspirée de l'amour courtois médiéval. On veut bien que la bonne dame ne soit pas née d'hier, mais quand même !

Refusant alors ses faveurs au jeune loup, elle avait sans doute craint que cette attitude chevaleresque cache en vérité anguille sous roche. Elle ne croyait hélas pas si bien penser.

A peine rentrée à son domicile, la septuagénaire voyait l'amoureux éconduit revenir à la charge pour… défoncer sa porte. Un oubli brutal des bonnes manières qui s'était ensuite accompagné d'insultes et de gifles, en remplacement des mots doux et gestes tendres. Alors allongée de force sur le lit, la vieille dame avait finalement dû son salut à deux passants, alertés par le vacarme depuis l'extérieur.

Jugé hier pour ces faits d'agression sexuelle et de violation de domicile, le jeune homme, qui ce jour-là était sous l'emprise de l'alcool, n'aura pas trouvé donné d'explication à son comportement. Jusqu'alors inconnu de la justice, il n'aurait en tout cas pas le profil d'un pervers sexuel d'après les experts… malgré une tendance à se masturber impulsivement en détention, au grand désarroi de ses codétenus.

De quoi laisser sceptique le tribunal, qui se sera prononcé pour une condamnation à quatre ans de prison dont deux ferme, avec un suivi sociojudiciaire de 5 ans et 30 ans d'inscription au fichier national des délinquants sexuels.

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Publié le vendredi 13 décembre 2013 à 12h53

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