Environ un millier de manifestants à Dole contre la fermeture d\'Ideal Standard

Entre 900 et 1.000 personnes, selon la police et les organisateurs, ont défilé vendredi à Dole (Jura) contre le projet de fermeture du fabricant de sanitaires en céramique Ideal Standard, et le licenciement de ses 163 salariés.
Le cortège, comprenant une dizaine d\'élus locaux, dont plusieurs maires défilant avec leur écharpe tricolore, s\'est rassemblé devant le site de l\'usine avant de rejoindre le centre-ville de la commune de 25.000 habitants, a indiqué Xavier Bourlon, délégué CGT du site.

Ideal Standard fait partie du groupe Ideal Standard International, à l\'instar de l\'usine Porcher de Revin (Ardennes), également vouée à la fermeture, dont une centaine de salariés avait fait le déplacement jusqu\'à Dole, selon le syndicaliste.
La plupart des commerces du centre ville ont éteint leurs lumières au passage du cortège et certains ont baissé leur rideau, en signe de solidarité, a-t-il relaté.
\"C\'est une opération réussie, nous menons la bataille de la rue qui consiste à se faire voir et entendre\", a déclaré Xavier Bourlon.
\"Ideal Standard à Dole, c\'est pratiquement un patrimoine, trois générations ont travaillé dans cette usine vieille de 112 ans. Si on doit partir, on partira la tête haute en démontrant aux patrons que notre usine était viable\", a-t-il ajouté.
\"Si l\'usine ferme, on attend de l\'Etat une aide pour apporter de l\'industrie et de l\'emploi à Dole\", a dit le syndicaliste.

Fin janvier, plus de 1.500 personnes avaient défilé à Revin pour protester contre la fermeture des sites de Revin et de Dole.
Le 12 janvier, le leader mondial de la salle de bain Ideal Standard International a annoncé vouloir fermer ses deux sites de production français ainsi qu\'un site en Angleterre, avec à la clé la suppression de 560 postes, dont 311 en France.
Le groupe Ideal Standard International, dont l\'actionnaire principal est le fonds de pension américain Bain Capital Partners, opère en Europe, au Moyen-Orient, en Afrique et en Amérique Latine. Il emploie 11.000 personnes.

L. L.
Publié le jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

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