Besançon : Jeu dangereux

Annoncé comme un morceau de choix dans la course aux municipales de 2014, le thème de l'insécurité est non seulement une source intarissable d'inspiration pour nos politiques, mais aussi pour certaines apprenties terreurs, toutes disposées elles aussi à surfer sur cette vague favorable pour se mettre en avant de manière inédite… avec plus ou moins de réussite.

Du bas de ses 13 ans, c'est ainsi notamment qu'une adolescente bisontine commettait vendredi après-midi un braquage d'un genre nouveau, en pointant moins son arme de poing sur un commerçant qu'en direction d'une mère de famille qui venait de déposer sa fille au collège Camus… non loin de l'école Saint-Claude où avaient eu lieu les échauffourées du début de semaine.

Déboulant pour cela au beau milieu de la rue pour stopper le véhicule, la jeune fille n'aura toutefois pas eu le temps de faire entendre ses revendications à la conductrice ; laquelle profitait des allées et venues de la demoiselle autour de sa voiture pour lui fausser compagnie et prévenir la police.

Sur place quelques minutes plus tard, les forces de l'ordre n'avaient alors eu qu'à embarquer le colis, livré sur un plateau d'argent par les surveillants du collège, qui étaient parvenus à maîtriser l'adolescente après l'avoir dépossédée de son arme. Un pistolet à billes qu'elle avait emprunté à l'un de ses camarades.

Jusqu'alors uniquement connue pour son comportement perturbateur en classe, la collégienne aura été bien incapable de "justifier" son coup de folie au cours de son audition. N'en reste pas moins que par ce geste, l'intéressée aura prouvé que l'égalité hommes/femmes n'a assurément rien d'une utopie... tout du moins en termes de délinquance.

C.R
Publié le mardi 8 octobre 2013 à 11h17

Confirmez-vous la suppression ?