Besançon : L'appel de la liberté (surveillée)

En mars dernier, après avoir joué du couteau pour un différend de nature bêtement footballistique, il avait pris ses jambes à son cou. Et ce n'est que 3 mois plus tard, au pied des 408, que les forces de l'ordre bisontines avaient réussi à lui mettre le grappin dessus. Avec bien du mal.

Au total, suite à un début d'émeute, 7 personnes avaient été placées en garde à vue, dont 4 ont été condamnées à 8 mois de prison ferme pour outrage et rébellion. Un verdict que le principal intéressé, compris dans le lot, a depuis eu l'idée de contester en appel. Ce qui peut paraître éminemment présomptueux et risqué pour un agresseur-fuyard insoumis. Et pourtant…

Sensible aux arguments de son avocat, qui a notamment parlé d'un « jeune homme qui travaille et n'a qu'une mention à son casier judiciaire » (en attendant donc son prochain jugement pour tentative d'homicide et délit de fuite), la cour a hier accordé au Bisontin de 23 ans de troquer ses 8 mois de tôle contre 8 mois de bracelet électronique. Avec toutefois pour contrepartie l'obligation de verser 200 € à chacun des trois policiers l'ayant interpellé. Histoire, sans doute, de les consoler d'avoir encaissé des gnons pour une peine aussi clémente.

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Publié le jeudi 15 janvier 2015 à 11h26

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