Besançon : La guerre est déclarée

Apparues début juillet après moult tergiversations, les caméras de surveillance de l'espace public bisontin n'auront pas traîné à provoquer l'ire de quelques administrés "vidéophobiques".

Moins d'un mois après le déploiement du dispositif, 2 des 7 premiers œilletons fraîchement installés ont ainsi déjà dû passer par le SAV pour être remplacés. L'un ayant mortellement été caillassé avant même sa mise en service dans la nuit du 2 au 3 août sur la place de l'Europe (paix à son âme), l'autre ayant plus simplement été volé sans complexe en plein après-midi du 11 août dans l'Avenue du Parc, après déboulonnage du pylône sur lequel il était juché.

Dans ce second cas, l'histoire est d'autant plus cocasse que l'appareil était alors bel et bien en service… mais non raccordé au centre de supervision. Ce qui, par conséquent, n'aura pas permis de surprendre "en live" les auteurs du "camnapping", actuellement toujours recherchés. Une aubaine dont aurait tout autant souhaité profiter vendredi soir un adolescent, pour sa part interpellé sur le vif par les policiers de la BAC, alors qu'il dévissait de pareille manière le perchoir de la caméra située place Cassin.

En attendant de savoir si la situation exigera prochainement que soit implanté un nouveau système de vidéosurveillance pour cette fois garantir la survie des caméras elles-mêmes, Jean-Louis Fousseret s'est pour l'heure contenté d'exiger que les boulons de fixation soient désormais soudés, et les piliers directement coulés dans le béton.

Qui du maire ou des brise-cams aura le dernier mât ? Vous avez 4 heures pour disserter.

GéPé
Publié le mercredi 21 août 2013 à 11h22

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