Le calme après la tempête en Franche-Comté

La tempête Xynthia, qui a traversé la France ce week-end, a causé relativement peu de dégâts en Franche-Comté. Les dommages ne sont que matériels, aucun mort ni blessé n'est heureusement à déplorer dans notre région.

Le Doubs a été le département comtois le moins touché : au plus fort de la tempête, dimanche en milieu de journée, les rafales de vent ne dépassaient pas 85 km/h sur Besançon et 90 km/h dans le Pays de Montbéliard.
Elles ont en revanche atteint 115 km/h à Dole, 120 km/h à Vesoul et 150 km/h dans le Territoire de Belfort.

Les pompiers ont été appelés pour plus de 350 interventions dans toute la Franche-Comté, surtout en Haute-Saône et dans le Territoire de Belfort, mais toujours pour des incidents sans gravité. Tuiles ou antennes tombées, tôles et enseignes commerçantes arrachées, arbres en travers des routes ont été les dommages les plus fréquents.
Les dégâts les plus spectaculaires se sont apparemment concentrés à Belfort, où une cheminée est tombée sur une voiture, et où une toiture en réfection s'est partiellement envolée.

Une trentaine de communes dans la région de Lure (en Haute-Saône) ont en outre été privées de courant dans la journée de dimanche, un câble électrique ayant été sectionné. Les choses étaient toutefois revenues à la normale pour la plupart des foyers dès la fin de l'après-midi.
Les secteurs d'Etueffont et de Châtenois-les-Forges, dans le Territoire de Belfort, n'avaient quant à elles toujours pas d'électricité hier soir, suite à des chutes d'arbre sur des fils conducteurs.

Malgré ces quelques petits désagréments, Xynthia a été bien moins impressionnante en Franche-Comté que la tempête du 26 décembre 1999. Le reste de la France a malheureusement beaucoup plus souffert.


En France

La tempête Xynthia a été qualifiée de "catastrophe nationale" par le Premier ministre François Fillon.
Elle a notamment causé d'importants dégâts sur la côte Atlantique. En Vendée, la tempête était doublée de marées extrêmement fortes, qui ont rompu des digues.
La mer a pénétré dans les terres, provoquant d'impressionnantes inondations. En une trentaine de minutes, de nombreuses habitations ont été envahies par plus d'un mètre d'eau, contraignant les occupants à nager ou à monter sur les toits en attendant les secours.
Actuellement, une cinquantaine de morts (essentiellement par noyade) sont déjà à déplorer.

Plus d'un million de foyers ont en outre été privés d'électricité à travers toute la France. 500 000 habitations sont encore plongées dans le noir aujourd'hui. Le gouvernement a indiqué que dans certains secteurs, le retour à la normale pourrait prendre plusieurs jours.

Les arrêtés de catastrophe naturelle seront publiés au Journal Officiel dans les 48h. D'importants travaux de reconstruction, soutenus par les collectivités locales, vont rapidement être entrepris à travers toute la France.


Laure Godey
Publié le lundi 1 mars 2010 à 10h20

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