Les chevaux jouent les éboueurs à Besançon

Ce matin, un nouvel éboueur a fait sa première tournée dans les rues du centre ville de Besançon : il s\'appelle Karling, et c\'est un cheval comtois!
Celui-ci est attelé à une remorque transportant des bacs à poubelles. L\'attelage est mené par une jeune femme, tandis qu\'une autre demoiselle récupère les poubelles, trie les détritus, et les jette dans les bacs tirés par le cheval.
Les poubelles situées sur la promenade le long du Doubs et dans une partie de la Boucle seront ainsi ramassées tous les mercredi et les dimanche matins.

Les jeunes femmes chargées de cette tâche sont en insertion au centre Croppet de Besançon, où elles suivent une formation \"équitation classique et attelage\". Le responsable de ce cursus, Laurent Fauter, a lancé une opération intitulée \"Les pieds à l\'étrier\", et qui consiste à mettre les chevaux comtois au service des administrations (municipalités, conseils régionaux...).
Outre le ramassage des poubelles, ce projet inclut le débardage dans la forêt de Chailluz et le ramassage scolaire en calèche d\'une vingtaine d\'élèves à Auxon-Dessous. Prochainement, les stagiaires du centre Croppet et leurs chevaux seront également mis à contribution pour labourer des vignes qui seront réimplantées à Besançon.

Depuis la semaine dernière, d\'autres chevaux tondent les pelouses de la Gare d\'Eau, dans le cadre d\'un projet lancé cette fois par le Conseil Général.
Des chèvres sont quant à elles chargées de débroussailler les collines de Besançon, sous la garde d\'un berger.

Ces opérations écologiques sont également éducatives : nombreux sont les passants (avec ou sans enfants) qui arrêtent les attelages chargés de la tonte ou du ramassage des poubelles, afin de poser diverses questions aux conducteurs.
Sans compter qu\'un cheval comtois est tout de même plus beau (et moins bruyant) qu\'un tracteur tondeuse ou un camion poubelle!

R. Hingray
Publié le jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

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