Pontarlier : Péril en la demeure

Dans les années 80/90, la publicité d'une eau minérale bien connue disait que quand « un volcan s'éteint, un être s'éveille ». Un slogan que Pontarlier semble avoir repris à sa propre sauce en ces années 2010, en partant davantage du principe que quand un immeuble s'élève, un autre s'effondre. Logique qui peut paraître normale dans le cadre d'une politique de renouvellement urbain, mais qui l'est en revanche beaucoup moins lorsque ce lien de cause à effet n'est en rien attendu.

Et c'est précisément ce qui s'est produit hier après-midi vers 16h15 dans le centre-ville de la capitale du Haut-Doubs, où les travaux de construction d'un bâtiment situé rue de Besançon ont entraîné l'écroulement de tout un pan de mur d'une bâtisse voisine de 3 étages, datée du début du XIXe siècle. Pour un peu, on oserait presque dire qu'au niveau de ses fondations, cet édifice ne cassait pas des briques.

Heureusement, aucun des appartements désormais dotés d'un plancher en pente douce et d'une vue imprenable sur le vide n'était alors occupé. Et des trois personnes présentes dans l'habitation au moment de l'accident, toutes en auront été quitte pour une belle frayeur… et un relogement au sein de leur famille.

Un effondrement… des travaux… rue de Besançon… Avec les tirs de mines qui, il y a peu, ébranlaient sévèrement les immeubles du cœur de ville bisontin, il ne faudrait pas que les riverains inquiets du chantier de l'îlot Pasteur soient de nature superstitieuse…

C.R
Publié le vendredi 23 août 2013 à 10h32

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