Montferrand-le-Château (25) : Prêt, feu, tirez

Après avoir mis la main sur les deux balles tirées en cette soirée du 30 septembre à Montferrand-le-Château puis retrouvé l'arme le lendemain des faits au lieu-dit La Belle Etoile, les enquêteurs parvenaient pour finir à remonter ce lundi la trace de coupables présumés, à Besançon.

Si dans cette tortueuse affaire le plus dur semble avoir été fait, les raisons qui auraient donc poussé le mois dernier ces jeunes de 18 et 24 ans à ouvrir le feu sans sommation sur un habitant de Montferrand-le-Château restent encore un mystère. Tous deux en étant d'ailleurs encore à nier farouchement leur implication dans cette histoire.
Mais dans les faits, c'est bien en marge d'une mise en scène savamment orchestrée que le duo se serait rendu coupable de ce « pétage de plombs », à l'encontre de leur victime.

Ce soir-là, amené à sortir de chez lui après qu'une troisième complice (toujours dans la nature) avait sonné au portail pour le prévenir qu'elle venait soi-disant d'emboutir la voiture de sa femme, c'est alerté par l'éclairage automatique d'un projecteur à détection de mouvements que ce commerçant avait soudainement pris conscience du traquenard qui lui avait été tendu.

Apercevant en pleine lumière un homme cagoulé qui le visait avec une arme de poing, il avait alors tout juste eu le temps de regagner son domicile et refermer sa baie vitrée avant qu'une balle vienne frapper le verre et traverser le salon, sans heureusement l'atteindre. Un premier projectile bientôt suivi d'un second, cette fois passé à quelques mètres de son fils, qui se trouvait dans la cuisine.

Les fous de la gâchette aussi vite partis, les enregistrements du système de vidéosurveillance de ce riche propriétaire avaient alors confirmé aux enquêteurs l'implication de trois individus, tandis que dès le lendemain matin au sud-ouest de Besançon, une découverte miraculeuse en bord de route avait permis d'identifier l'arme à l'origine des coups de feu. Un Nagant 7,62 mm tout droit sorti de l'ex-URSS, mais ici perdu au milieu d'une paire de gants, de menottes, d'un morceau de collant et d'un revolver factice… tous aussi riches de traces ADN.

Confondus par cette collection d'empreintes dont ils auront eu grand peine à expliquer la présence lors de leur audition, leurs deux propriétaires, déjà fichés pour avoir commis plusieurs larcins, étaient hier mis en examen pour tentative de meurtre. Le plus âgé ayant été placé en détention provisoire, et le plus jeune assigné à résidence.

Pendant ce temps, les investigations se poursuivent pour désormais retrouver la jolie blonde qui aura bien voulu servir d'appât à l'occasion d'un guet-apens certes raté, mais qui aurait pu encore bien plus mal tourner…

C.R
Publié le jeudi 17 octobre 2013 à 14h22

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