Besançon : Sans modération

Il est dit et reconnu que l'abus d'alcool est dangereux pour la santé. Ce que l'on oublie parfois, c'est que ceux qui boivent ne sont pas toujours les seuls à essuyer des souffrances morales ou physiques par la suite.

Un peu à l'image du tabagisme passif, certains individus bien imbibés et plus ou moins conscients n'hésitent effectivement pas à faire du mal à ceux qui se trouvent autour d'eux. Et autant dire qu'entre les coups et les insultes, la quantité de gestes et propos outrageux qu'ils peuvent alors débiter à la seconde est bien souvent aussi élevé que les litres de boisson qu'ils ont ingurgités ! Pour y avoir récemment goûté, les forces de l'ordre bisontines peuvent témoigner…

Amenés à intervenir ce samedi après-midi dans la rue de Dole pour appréhender un homme en état d'ébriété qui importunait des passants, quatre fonctionnaires de police en auront pour ainsi dire eu pour leurs oreilles… et leurs tibias.
En effet accueillis en premier lieu par les injures de ce trentenaire, frustré de n'être parvenu à prendre la fuite avant leur arrivée, les fonctionnaires auront en outre dû encaisser une avalanche de coups de pieds durant son transfert au commissariat.

Autant, avec l'habitude, les attaques verbales à répétition n'auront peut-être pas eu d'impact sur leur amour propre, autant les gesticulations de leur remuant client auront quant à elles laissé des traces ; blessant même sérieusement deux des quatre agents de la patrouille.

Une douleur que l'on imagine alors comparable au mal de crâne que se sera vraisemblablement coltiné pour sa part le principal intéressé, maintenu en cellule de dégrisement… jusqu'au lendemain matin. Auditionné depuis, il devrait être présenté aujourd'hui même devant le tribunal correctionnel de Besançon, où il devra répondre de rébellion, outrages et violences envers des représentants de la force publique.

C.R
Publié le lundi 2 septembre 2013 à 11h44

Confirmez-vous la suppression ?