Doubs : Thérapie coup de poing

Soigner le mal par le mal, est-ce que ça marche réellement ? Pour cet éducateur spécialisé jurassien de 44 ans, cela ne fait aucun doute ! « Après un an de souffrances, de dépression et un séjour en hôpital psychiatrique » tabasser le nouveau compagnon de son ex-femme, un (ancien) ami qu'il connaissait depuis 10 ans, lui aura « permis de passer à autre chose ». On aimerait en dire autant de son souffre-douleur, qui, à l'inverse, sera apparu très marqué lors du procès.

Et pour cause. Mi-août dernier, l'agresseur n'y était pas vraiment allé de main morte. Parcourant tout d'abord 100 km en pleine nuit pour rejoindre Larnod et le domicile de son rival sur un coup de tête, il avait ensuite investi les lieux avec perte et fracas, en explosant une baie vitrée. Prenant sans plus attendre la direction de la chambre, il avait alors croisé son "copain" dans l'escalier… en le saluant instinctivement d'un crochet au visage qu'il lui fractura la mâchoire et lui fissurera un tympan.

Bien que sonné et en sang, celui-ci parviendra néanmoins à répondre à son assaillant par une série d'uppercuts… qui auraient même pu être suivis de coups de marteau, si la femme de ces deux hommes, descendue à son tour, n'était pas intervenue.

Finalement sommé de partir avant d'être dénoncé aux autorités par le couple traumatisé, l'ex-mari était interpellé peu de temps après et donc mis en examen dans la foulée pour cette crise de jalousie d'autant moins justifiée que c'est en raison de son infidélité que la mère de ses deux enfants l'avait largué après 25 ans de mariage…

Jugé début septembre devant le tribunal correctionnel de Besançon, il a été condamné à une peine de 6 mois de prison avec sursis, assortie d'une obligation de soins et de l'interdiction d'entrer en contact avec sa victime, qu'il devra par ailleurs dédommager.

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Publié le mardi 22 septembre 2015 à 10h34

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