Besançon : Tu t’es pas vu quand t’as bu

Si lui prétend n\'avoir gardé strictement aucun souvenir de cette gueule de bois carabinée, on ne saurait en dire autant de sa souffre-douleur de mère, qui, pour avoir voulu porter assistance à sa petite fille en pleurs, avait essuyé une pluie de coups en février dernier.
Le procès (retardé) du fiston boxeur, habitué des déboires alcooliques et déjà condamné à quatre reprises pour ses violentes sautes d\'humeur, avait lieu en début de semaine.

Ce qu\'il faut en retenir ? Primo, qu\'Olivier Deshogues - c\'est son nom - aime sa maman en dépit des apparences. Deuzio, que c\'est la faute de l\'alcool s\'il lui a (entre autres) brisé une jambe à coups de tatanes. Et tertio, que s\'il s\'est justement remis à picoler après deux ans d\'abstinence c\'est parce qu\'il a perdu son travail depuis peu.

L\'irresponsabilité au nom de l\'alcool : telle aura donc été, en plus d\'une repentance adéquate, la ligne de défense adoptée. Pas suffisant toutefois pour disculper l\'individu de 33 ans.

Maintenu en détention au terme de l\'audience, il a été condamné à une peine de 6 mois de prison ferme et 6 autres avec sursis mise à l\'épreuve, assortie de l\'obligation de suivre des soins et de trouver un travail ou une formation.

Les suspicions de maltraitance sur mineure pour lesquelles il comparaissait également (blessure superficielle à l\'œil droit pour sa fille de 5 ans) seront pour leur part restées sans suite.

C.R
Publié le jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

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