Fesches-le-Châtel (25) : Un an de réflexion

Alors que nous avions bien involontairement omis de préciser qu'il roulait en outre sans casque et sans permis, le jeune homme de 25 ans qui s'était rendu coupable en ce maudit vendredi 13 d'une série déjà très impressionnante d'infractions aussi diverses que variées à Fesches-le-Châtel, comparaissait comme attendu hier devant la justice.

Un rendez-vous incontournable pour l'intéressé, dont le casier judiciaire lourd de 24 mentions n'en aura pas été à une ligne près. Malgré cela, les juges auront tout de même trouvé moyen d'être surpris, en découvrant chez cet accusé "simplement" violent d'ordinaire, un penchant pour l'alcool qu'ils ne lui connaissaient pas jusque là. Comme quoi, on en apprend tous les jours !

Prompt à admettre qu'il avait effectivement abusé de vodka ce jour-là suite à une querelle de couple, le prévenu n'aura du reste pas été des plus contrariants pour attester les faits qui lui étaient reprochés. A commencer chronologiquement par le passage à tabac d'un homme sur un parking, puis l'agression d'une femme, insultée et giflée devant ses enfants. Parlant d'une méprise dans le premier cas, il dira ne pas se souvenir en revanche d'avoir porté la main sur sa seconde victime. « Mais si elle le dit, c'est possible »…

Quant à ses multiples incartades au code de la route et à l'altercation qui aura suivi avec les gendarmes, elles n'auront là encore souffert d'aucune contestation de sa part. Reconnaissant avoir « tout fait pour résister et retarder l'interpellation avant de lâcher son chien en dernier recours, il aura néanmoins tenu à préciser que jamais il n'avait donné l'ordre à ce dernier, « gentil et inoffensif », d'attaquer les militaires. Une version confirmée par ceux-ci, tout juste reniflés durant quelques minutes par le puissant molosse.

Exploités très naturellement, ces aveux teintés de remords auront été l'occasion pour l'avocat de la défense d'implorer la clémence du tribunal en plaidant une alternative à l'emprisonnement pour ce client récalcitrant.

Entendue mais loin d'avoir été suivie, sa demande aura abouti à la condamnation de l'accusé à 12 mois de prison ferme et 6 autres avec sursis. Soit l'exact inverse de ce qui avait initialement été requis. L'indemnisation des victimes ainsi que la confiscation de la moto et du chien ont également été prononcées.

C.R
Publié le mercredi 18 septembre 2013 à 12h36

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