Besançon : Un caïd pur et dur

La prison ? Il dit en avoir « rien à foutre ». Mais ce n\'est pas pour autant que ce Planoisien désinvolte de 23 ans, déjà condamné à 10 reprises, a pleinement reconnu les (mé)faits pour lesquels il comparaissait la semaine passée sans avocat devant la justice bisontine.

A savoir, un racket de téléphone portable perpétré courant mars avec arme blanche dans le tram à hauteur de la station des Epoisses, des dégradations de véhicules à coups de barre de fer enregistrées quelques jours plus tard par les caméras de surveillance de la rue de Cologne, et enfin une tentative de vol de moto commise dans la même période, cette fois du côté de la polyclinique de Franche-Comté.

S\'il n\'aura pas nié son implication dans les deux premières affaires (en évoquant toutefois sans grande crédibilité l\'utilisation d\'un couteau en plastique pour minimiser la gravité de son larcin tramwaysque), le prévenu aura en revanche réfuté en bloc le troisième délit. Probablement par orgueil, étant donné qu\'il s\'était ce jour-là pris une sacrée tannée, après avoir donc exigé « les clés de [s]a bécane » à un motard guère impressionnable.

Quoi qu\'il en soit reconnu coupable dans les 3 cas, notre multirécidiviste a écopé de 4 ans de tôle dont 2 ferme, avec mise à l\'épreuve et obligation de soins. Le tout complété de 5 ans d\'interdiction de séjour en Franche-Comté. Ce à quoi, frustré de ne pouvoir « niquer » et « démonter » comme prévu ses victimes dès sa sortie de prison, il a répondu par d\'autres insultes… en promettant en outre de « faire encore plus fort ailleurs ».

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Publié le jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

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