Un syndicat de police s'étonne du peu de retentissement de l'usage du Taser à Besançon

Le Syndicat national des officiers de police (Snop, majoritaire) s'est étonné mardi du "faible retentissement" de l'usage du Taser qui a servi lundi afin à neutraliser le preneur d'otage d'une école maternelle de Besançon.

"Alors que l'usage du Taser par des fonctionnaires de police a récemment fait l'objet de toutes les condamnations" lors de l'interpellation suivie de décès d'un homme à Colombes (Hauts-de-Seine), écrit le syndicat dans un communiqué, il "s'étonne du faible retentissement donné à son usage par d'autres policiers ayant ainsi neutralisé le preneur d'otage d'une classe de maternelle à Besançon".
"Se trouve-t-il en ce cas quelqu'un pour critiquer une intervention dont tout le monde loue le dénouement ? Pour demander s'il aurait fallu utiliser une autre arme ? Si les conditions de son emploi étaient conformes aux dispositions légales et réglementaires ?", interroge le Snop.

Lundi, un jeune homme de 17 ans a pris en otage une classe de 21 élèves de l'école maternelle Charles-Fourier et son institutrice durant quatre heures.
Armé de deux sabres, il a été neutralisé par les policiers du Groupe d'intervention de la police nationale (GIPN) qui ont fait usage du Taser (pistolet à impulsion électrique) et l'ont accidentellement légèrement blessé au visage.

L. L.
Publié le mercredi 15 décembre 2010 à 11h00

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