Besançon : Une digestion agitée

A l\'exception des cafétérias et autres fast-foods où l\'on paie toujours avant de consommer, la logique de la restauration veut en général que le client règle son dû après avoir rempli son estomac. Ce qui, de temps à autre, peut donner lieu à quelques dérives. Comme récemment à Besançon, où un trentenaire venu s\'en mettre plein la lampe et s\'arroser le gosier avec sa femme et ses deux enfants s\'est refusé de payer l\'addition adressée en fin de repas : une note à 100,50 € « trop chère » pour lui.

Ce que l\'on veut bien croire en considérant sa situation d\'allocataire RSA (et par ailleurs en couple avec une compagne surendettée pour ne rien arranger)… mais qui ne lui aura pas pour autant servi de passe-droit. Bien au contraire même, puisqu\'au final, la douloureuse n\'en aura été que plus lourde.

Interpellé avec 2 g d\'alcool dans le sang par la police après avoir insulté et molesté une serveuse qui aura essayé de le retenir, ce voleur multirécidiviste a en effet été condamné la semaine dernière à passer ses 6 prochains mois derrière les barreaux... Lui qui était sorti de prison au mois de septembre, et en avait profité pour passer, ironie du sort, un diplôme d\'agent de restauration.

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Publié le jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

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