Touillon-et-Loutelet (25) : Vite fait mal fait ?

Il y a une semaine de cela, une tentative de négociation prenait un tour tragique dans le Doubs : retranché chez lui depuis la veille, un homme de 52 ans était abattu d'une balle, après avoir ouvert le feu sur un mégaphone du GIGN. Une balle que la famille du défunt a encore elle-même bien du mal à digérer…

Estimant en effet qu'une autre issue était possible, c'est animés par la rancœur que notamment ses frères et sœurs dénoncent aujourd'hui cette tragique intervention ayant coûté la vie à un homme qui, selon eux, était moins dangereux qu'en détresse, suite à une séparation difficile qui l'avait fait sombrer dans la dépression et l'alcool.

En cela, c'est avant tout comme « un appel au secours » qu'il aurait tiré ces deux jours-là 5 à 6 coups de feu par sa fenêtre, sans jamais faire de victimes. Un violent cri du cœur auquel les hommes du groupement d'intervention n'auraient donc pas su être sensibles, en abrégeant d'une si regrettable manière les souffrances du forcené, quelques heures seulement après leur arrivée sur les lieux.

Ainsi jugé trop radical et expéditif par les membres endeuillés, ce dénouement pourrait donner lieu à des poursuites judiciaires…
Publié le jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

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